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September 30 une "folie" orientale en Dauphiné
Cet édifice extraordinaire est l'oeuvre d' un bâtisseur novateur: Joseph Jullien dit Cochard. Né le 02 février 1803, rue de Turenne à Grenoble, ce créateur passionné se fit construire à 52 ans, un petit palais sur les contreforts de la Bastille. Des jardins en terrasses dominaient l'Isère et l'Esplanade, dans la ligne de mire de deux pyramides montagneuses: Le Pieu et l'Epérimont. Grand amoureux, il se maria à trois reprises. En première noce, il avait 29 ans lorsqu'il épousa Rosine Cochard, une jeune couturière de 15 ans (1817-1846). En seconde épousailles, Jeanne Marie Laverriere (1800-1873) était "marchande de nouveautés" dans sa boutique de mode place Grenette. Elle l'accompagnait lorsque l'aventure de la construction du palais mauresque commença en 1855. Deux fois veuf sans enfants, il épousa ruiné Alexandrine, mère de deux enfants naturels.Malheureusement à la mort de Joseph Jullien âgé de 83 ans, on perd la trace de sa troisième épouse. Les archives personnelles sont dispersées. Vingt trois ans après sa construction, il était ruiné pour cette "folie" orientaliste construite dans les feuillages d'un parc ornemental. Ce constructeur d'utopie dut la céder à son créancier le docteur Minder. La Casamaures a été classée monument historique en 1986 par le Ministère de la Culture. Elle est protégée pour son double intérêt: son style orientaliste, témoignage de l'engouement européen pour les cultures d'Orient, et pour sa technique novatrice de construction: le ciment moulé. C'est un prototype de préfabrication " en pierres factices ", fabriquées en atelier. C'est un chef d'oeuvre des artisans-mouleurs grenoblois qui utilisèrent les premiers ciments prompts
Aux croisées des menuiseries, des vitraux sont ornés de c|urs bleus et d'initiales. Dans les arcs outrepassés et lancéolés, de mystérieuses calligraphies en arabe classique parlent d'amour. 36 moucharabiehs en bois découpés sont reconstitués pour filtrer la lumière.boutique de mode place Grenette.
September 26 est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir?
Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois. Pendant les tristes jours de l'hiver monotone, Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne, Se balancent au vent sur un ciel gris de fer. Oh! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver! Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes, Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes Dans le gazon d'avril, où nous irons courir. Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir?
François Coppée
tableau de Laszlo Mindsz September 19 Les séparésN'écris pas. je suis triste, et je voudrais m'éteindre
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau
N'écris pas!
N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu...qu'à toi, si je t'aimais!
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
c'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas!
N'écris pas. Je te crains; j'ai peur de ma mémoire
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas!
N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire:
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur;
Que je les vois brûler à travers ton sourire;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur.
N'écris pas!
Marceline Desbordes-Valmore
lailasamburu.centerblog.net
September 11 Duo, dualitéblog.saluteo.info
Main droite chapelet d'orgueil miroir endeuillé
Main gauche couronne d'épines fleurs d'intégrité
silencieux ton sourire ébruite le passé
main droite, main gauche sourires écartelés.. mes rêves désenchantés éludent le sacrilège ardent de ta beauté
et toujours entre nos regards illusionnés les pièges sereins de l'irréalité
Emma Tortue
September 02 jeudi, c'est la rentrée pour les petits
Souvenirs d'un écolier
Oh! que j'étais heureux! oh que j'étais candide En classe, un banc de chêne usé, lustré, splendide, Une table, un pupître, un lourd encrier noir, Une lampe humble soeur de l'étoile du soir... Le devoir fait, légers comme de jeunes daims, Nous fuyions à travers les immenses jardins, Eclatant à la fois en cent propos contraires. Moi, d'un pas inégal je suivais mes grands frères, Et les astres sereins s'allumaient dans les cieux, Et les mouches volaient dans l'air silencieux, Et les doux rossignols chantant dans l'ombre obscure, Enseignaient la musique à toute la nature.
Victor Hugo
(texte et images tirés de "mémoire d'école" de Marie et Jacques Gimard)
Amalia rentre à l'école maternelle, le grand jour! |
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