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August 29 Moïse, sauvé de la morosité
Hommage à un ami qui porte le paradis dans son coeur Ouvrier de son état, orfèvre des mots.. Ses moustaches désopilantes, sa tresse secrète enfouie dans le buisson de sa barbe, et qu'il déroule à l'improviste comme une langue de belle-mère, ses costumes abracadabrants; et enfin ses métaphores spirituelles qui fusent à tout moment, voici le portrait sommaire de ce Moïse inclassable, qui, jour après jour, nous entraîne sur la terre promise de l'humour. Ses spectacles souvent inopinés ravissent tous ceux qui sont à même de savourer les subtilités de la langue française, les associations d'idées et d'images. La vigilance s'impose lorsqu'on parle de Moïse, car ce virtuose du français, ce funambule du bel esprit, a tôt fait de débusquer l'allusion comique dans le propos le plus anodin, la situation cocasse dans la circonstance la plus banale. On l'aura compris, l'humour de Moïse est redoutable de finesse, d'intelligence et de bienveillance. Merci Moïse de tout ce que tu donnes Au fait, Moïse est un poète. Quelqu'un en a-t-il douté? Car qui d'autre qu'un poète saurait faire dire aux mots tellement plus que ce qu'ils ont à dire? Qui saurait faire de tels pieds-de-nez à la linguistique et feuilleter le grand livre des peintres tout en racontant la très prosaïque histoire quotidienne de ses voisins? Ce n'est pas très sérieux. Mais Moïse l'heure est grave. Comment parler de toi sans te faire sourire.... Emma August 26 AmitiésAugust 23 DELIVRANCEIl faisait très beau ce jour là, et curieusement, tout autre sentiment que la joie me devenait indécent dans ce paysage enluminé de quiétude et de poésie. J'étais heureuse par moi seule, ou par une radieuse adjuration des cieux...
Ma solitude m'appartenait enfin. Je me possédais. Et toi, mon amour que j'avais frénétiquement, douloureusement aimé, tu fus délivré de moi, pour toujours à cette heure là...
("Faux-semblants")
August 22 MusiqueJ'ai mis un lien qui vous permettra d'écouter la mélodie de Fauré "Les Berceaux". Je vous recommande les interprétations de Gérard Sousay et de Véronique Gens.
Bonne écoute! August 19 les berceaux
Le long du quai les grands vaisseaux que la houle incline en silence ne prennent pas garde aux berceaux que la main des femmes balance..
Mais viendra le jour des adieux car il faut que les femmes pleurent et que les hommes curieux tentent les horizons qui leurrent
Et ce jour là les grands vaisseaux fuyant le port qui diminue sentent leur masse retenue par l'âme des lointains berceaux
Sully Prudhomme (poème mis en musique par Gabriel Fauré)
POUR ECOUTER: http://perso.orange.fr/jlf/hors/faure.htm http://perso.orange.fr/jlf/hors/gens.mp3
August 16 souvenirs, souvenirs
Autre vue plus parlante de l'Aigle de Cholonge Merci à Plumine
August 14 STENDHAL A GRENOBLETableau de Lisette Blanc Vie privée, vie littéraire
Sur les traces du plus célèbre des grenoblois, notre promenade va nous conduire, au départ de la cité iséroise, dans les communes environnantes et à travers le département.
Descriptions et croquis de la main de l'écrivain permettent au lecteur de se faire une idée précise de cet appartement. On imaginera plus aisément l'univers stendhalien, en découvrant l'appartement où Stendhal vit le jour (14 rue Jean-Jacques Rousseau), et demeura jusqu'à l'âge de sept ans. Y demeure attachée l'image abhorrée de son précepteur, l'abbé Raillanne. D'autres lieux évoquent la mémoire de l'écrivain à Grenoble, et en particulier la maison construite par son père et dont il fit en partie les plans (angle de la rue Félix Poulat et de la rue Raoul Blanchard) ; la collégiale Saint-André et ses cloches « musicales », la chapelle Saint-Hugues de la cathédrale Notre-Dame, liée à son infini désespoir lors des obsèques de sa mère, alors qu'il n'avait que sept ans, ou encore le lycée Stendhal (anciennement Ecole Centrale) où il étudia de 1796 à 1799. Histoire de revisiter les lieux qu'aima Stendhal, on se rendra dans un premier temps à Claix, au lieu-dit « Furonières », où le père de Stendhal possédait une vaste propriété étendue du côté d'Allières, Riset, Malhivert. Le jeune Henri s'y délectait à la vue du paysage alpin, et se hasardait souvent sur le rocher de Comboire surplombant le Drac. Nous nous rendons ensuite au Chevalon de Voreppe où, peu avant la naissance du jeune Henri, son grand-père, le docteur Gagnon, acquit une maison qui était, écrit Stendhal : « voisine de la maison Drevon près de l'église de Saint-Vincent, entre le Fontanil et Voreppe, mais plus près du Fontanil ». Pour l'enfant, ce lieu contient d'agréables souvenirs : son fidèle valet et ami, Lambert, y venait chercher à pied des pêches et du raisin. C'est ici encore que sa tante détestée, Séraphie, « ce diable femelle s'abîmait la poitrine en faisant des vers à soie ». Une énigmatique voisine Dans la maison Drevon, Stendhal connut une vieille dame boiteuse qui lui donnait des « noix confites ». Il découvrit plus tard que cette énigmatique voisine, appelée Madame de Montmaur, était le modèle de Madame de Merteuil dans « Les Liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos. De la maison Gagnon, il ne reste plus rien. Elle fut rapidement démolie pour les besoins de l'élargissement de la route. En revanche, la maison Drevon, à la mort de Madame de Montmaur, fut achetée par Romain Gagnon, frère du docteur Gagnon et père du général Gagnon, dont la tombe est toujours visible au cimetière du Chevalon. L'itinéraire nous entraîne dans la direction de La-Tour-Du-Pin, où l'on ne manquera pas de visiter l'ancien hôtel Cholat, relais des postes qui accueillit Stendhal, en route pour aller retrouver sa soeur à Thuellin. Il faut se rendre jusqu'à Thuellin, près de Morestel, pour trouver un autre témoignage du passé stendhalien, avec le château qu'habita jadis Pauline sa soeur bien-aimée. Non loin, à Brangues, subsiste la mémoire du crime passionnel qui coûta la vie à Antoine Berthet (le Julien Sorel du roman « Le Rouge et le Noir »). La maison de famille Michoud de la Tour (Madame de Rênal dans le roman) comme celle de Berthet, y sont encore visibles. L'église dans laquelle s'est joué le destin de Berthet, où il a tiré sur Madame Michoud, a été démolie et reconstruite à l'instigation de l'époux de cette dernière. Stendhal, mort à Paris en 1842, quitta Grenoble et sa région à l'âge de 17 ans pour la capitale, et séjourna longtemps à l'étranger, au titre de consul en Italie, à Milan, notamment. Le Dauphiné le revit surtout grâce aux visites qu'il rendit à sa soeur. Emma August 08 ROUSSEAU A GRENOBLEA l'époque où Jean-Jacques Rousseau s'en vient dans notre région, il n'est plus beaucoup d'êtres humains pour trouver grâce à ses yeux... En proie au délire de la persécution, malade, l'écrivain se croit l'objet d'un complot, et par malheur, son séjour à Grenoble le confortera dans ses hantises.
C'est le 11 juillet 1768 que Jean-Jacques Rousseau s'installe à Grenoble. Il a quitté l'Angleterre, un mois auparavant. Thérèse Levasseur, sa compagne, ne l'a pas suivi, car il est convaincu qu'il va mourir en ces lieux, victime d'un attentat. Il a choisi le Dauphiné pour herboriser, une passion qui l'habite depuis longtemps. Le "Grenoble secret" de Madeleine Rivière-Sestier rapporte les détails de l'arrivée de l'auteur de "La Nouvelle Héloïse", par la route du Sappey: "Marcheur intrépide, il avait fait le trajet à pied, sous une pluie diluvienne, coiffé d'un bonnet arménien, sa boîte de fer blanc sous le bras. Il n'osa se présenter chez Gaspard Bovier qui devait le recevoir..." Le 14 juillet, un groupe de Jeunes gens l'acclame sous sa fenêtre, au numéro 2 de la rue des Vieux- Jésuites, rebaptisée depuis du nom de cet hôte prestigieux. A la tête de cette bande de joyeux admirateurs, un certain Gagnon, grand- père en puissance d'un certain Stendhal...
C'est donc aux plantes de nos montagnes que s'intéresse Rousseau. Douce et innocente préoccupation qui lui procure joie et sérénité, et cependant manque lui coûter la vie, si l'on en croit les confidences de la 7ème Rêverie du Promeneur Solitaire: "Un jour, nous nous promenions le long de l'Isère, dans un lieu tout plein de saules épineux. Je vis sur ces arbrisseaux des fruits mûrs, j'eus la curiosité d'en goûter (...) Un de ses amis survint qui, me voyant picorer ces grains, me dit: Eh! Monsieur, que faîtes-vous là! Ignorez-vous que ce fruit empoisonne? "
Il en fut finalement quitte pour un peu d'inquiétude.
Rousseau trouve mille raisons de se plaindre des Grenoblois, et ne souhaite pas prolonger son séjour. Et c'est, profondément meurtri, se sentant " seul sur la terre", qu'il arrive à Bourgoin (Isère) le 13 août 1768, dans le même accoutrement qu'un mois auparavant.
Emma August 06 RAISON SOCIALEAugust 04 questionAugust 01 la chanson de TessaCOUCOU A TOUS! BEAUCOUP DE BLOGS AMIS ME DEMEURENT INACCESSIBLES! MON SILENCE NE SIGNIFIE PAS QUE JE VOUS OUBLIE A TRES VITE, J'ESPERE
Si tu meurs les oiseaux se tairont pour toujours Si tu es froide aucun soleil ne brûlera Au matin la joie de l’aurore Ne lavera plus mes yeux Tout autour de ta tombe Les rosiers épanouis Laisseront pendre et flétrir leurs fleurs La beauté mourra avec toi Mon seul amour
Si je meurs les oiseaux ne se tairont qu’un soir Si je meurs pour une autre un jour tu m’oublieras De nouveau la joie de vivre Alors lavera ton regard Au matin tu verras La montagne illuminée Sur ma tombe t’offrir mille fleurs La beauté revivra sans moi Mon seul amour
Jean Giraudoux
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