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February 24 Gâtée!cadeau (réel) de ma Cocci
cadeau de ZOE cadeau de Choup cadeau de Nana cadeau de la cigale 2ème cadeau de Choup cadeau d'Elisa 2ème cadeau de Jodicette .
et encore une animation de ma cocci cadeau de Nathie
Cadeau de Marie-bretagne
Cadeaux de Fleur-bleue
Cadeau de Passion de tout
cadeau de Jodicette Cadeau de Marie February 18 Aux côtés du Père FréchetParrainez un enfant
L'association Franco Péruvienne d'aide au développement, créée en 1985, par le Père Fréchet que je vous ai récemment présenté, oeuvre avec une grande efficacité au Pérou, et en particulier à Arequipa: adduction d'eau dans les bidonvilles, construction de routes et de maison, d'ateliers de couture, de cantines populaires, d'un hôpital et de sa cantine. Sans compter les nombreuses missions humanitaires effectuées par des médecins, des infirmiers, des architectes, etc.
Pour les particuliers, s'offre la possibilité de parrainer un enfant du Pérou, pour la somme de 15€ par mois. Mickaël et Maïté ont décidé de s'engager de leur côté, et moi du mien. 15€ par mois, ce n'est pas grand chose, mais c'est énorme pour permettre à un enfant des bidonvilles de recevoir des soins et une éducation décente.
Voici l'adresse de l'association
Association Franco Péruvienne, Saint-Paul
3 rue Lieutenant Chabal
38100 Grenoble
Une école au Pérou
February 10 André Gide en Dauphinéla place Grenette à Grenoble C'est le professeur Jean Mallion, honoraire de la Faculté des lettres de Grenoble, aujourd'hui disparu et dont j'ai eu le privilège de figurer parmi les étudiantes, qui, au titre d'ami d'André Gide, m'a livré tous ces renseignements sur le séjour du grand écrivain en Dauphiné .
Le nom de Gide est associé dès avant la venue du jeune André, son père Paul y ayant enseigné le droit dans les années 1860. Quelques trente ans plus tard, en quête de la "cellule rêvée" qui lui garantira une quiétude propice à la rédaction des carnets d'André Walter, André Gide songe à la ville qu'a aimée son père. Et c'est ainsi que le 27 mai 1890; il entreprend son "premier grand voyage " en solitaire, qui le conduit à Lyon et à Saint André Le Gaz, où il demeure le temps de réfléchir à sa prochaine destination. Ces tergiversations tiennent, selon M. Mallion, au fait que Gide se méfie de ses impulsions comme devant compromettre son libre arbitre. Le jeune homme opte finalement pour Chambéry. Les péripéties du voyage de Gide nous sont désormais connues grâce aux recherches du professeur qui en trouvé la relation circonstanciée dans la correspondance que Gide entretenait à l'époque avec sa mère. Ces écrits souvent lyriques comportent en outre une foule de commentaires d'ordre domestique, et dont le prosaïsme se justifie par le caractère intime de ces confidences d'un fils à sa mère. André Gide décide bientôt de quitter Chambéry, qui lui est apparu sous un jour perpétuellement pluvieux. Du train qui le conduit à Grenoble, il découvre la vallée du Grésivaudan, dont il qualifie sommairement la beauté de "banale". GRENOBLE ET SES GLACES NAPOLITAINES
A Grenoble, Gide prend pension à l'hôtel Monnet, situé place Grenette, au dessus du "Grand café des deux mondes". "Grenoble a l'air bien amusante!" note-t-il à l'intention de sa mère. En revanche, le gêne la proximité des montagnes, dont la masse imposante "humilie et écrase" l'homme. "Ces diables de montagnes m'assomment" , se plaint-il , déplorant "l'effet moral désastreux" qu'elles ont sur lui. Mais Grenoble demeure avant tout pour André Gide la ville réputée pour l'incomparable succulence de ses glaces napolitaines. Il n'en repartira pas sans y avoir goûté. Cependant le jeune écrivain rêve toujours d'une retraite où s'isoler pour écrire. Il croit la découvrir successivement à Allevard, Uriage puis Bouqueyron, mais c'est dans la région d'Annecy, à Menthon, qu'il finira par élire domicile, après bien des hésitations. Entre temps, il a visité les abords de la Grande Chartreuse (près de Grenoble) qui l'ont "complètement emballé" Cinq semaines à peine se sont écoulées depuis qu'il s'est volontairement expatrié, et déjà il se prend à regretter Paris. Sa mère lui manque au point qu'il se résoud à rentrer dès le 5 juillet 1890, non sans nostalgie toutefois. Il reviendra à Grenoble, trente-six ans plus tard pour constater que la ville a changé "en mal", qu'elle est devenue bruyante. Il ne reconnaîtra plus la place Grenette, dépouillée de son "charme d'autrefois". On retrouve dans "Les cahiers d'André Walter " la trace de ce séjour, à travers notamment la description de la Grande Chartreuse, célébrée en pages de toute beauté... EMMA February 07 Dauphinois de coeur, Olivier Messiaen"Le Génie témoin de la présence divine"
"Je cherche une musique chatoyante, donnant au sens auditif des plaisirs voluptueusement raffinés. Au concert, l'auditeur subira, seulement charmé, amené progressivement à cette sorte d'arc-en-ciel théologique qu'essaye d'être le langage musical...". Olivier Messiaen s'est longuement expliqué sur sa musique. Une musique qui, comme toutes celles qui ont marqué leur temps, a pu être contestée ou plus simplement mal comprise, et dont personne n'a aussi bien parlé que le compositeur lui-même. Olivier Messiaen se présente sous la double étiquette de compositeur et ornithologue. Ses travaux passionnés à l'écoute des oiseaux ont abouti à une notation musicale exhaustive de tous les chants d'oiseaux de France, classés par habitat et par régions. Comme Saint François d' Assises auquel il a consacré un opéra, cet amour des oiseaux procède d'un mysticisme rayonnant, dont l'expression cherche à exalter la présence divine dans la nature comme dans le coeur des hommes: "les oiseaux ont été mes premiers et mes plus grands maîtres, a-t-il dit. Un mysticisme nourri de théologie et qui a inspiré des oeuvres aériennes et pour tout dire "divines". Sa musique intègre, en outre, des acquits très personnels en matière de rythmes hindous, spécialement des "déçi-Talas ou rythmes provinciaux de l'Inde Antique. Olivier Messiaen a également travaillé la métrique grecque, le plainchant, la philosophie de Temps et de la Durée. UNE ENFANCE GRENOBLOISE "Quoique né en Avignon, (en 1908) j'ai passé toute mon enfance à Grenoble, près des montagnes du Dauphiné, et le Dauphiné est ma véritable patrie... " La mère d'Olivier Messiaen, la poétesse Cécile Sauvage écrivit pour sa naissance un recueil intitulé "L'âme en bourgeon". Les montagnes du Dauphiné ont abrité et stimulé son génie , et c'est ainsi qu'il a écrit presque toutes ses oeuvres dans notre région, au cours des mois d'été. Mort en 1992, Olivier Messiaen est enterré dans notre région
Un poème de Cécile Sauvage
Tu tettes le lait pur... Tu tettes le lait pur de mon âme sereine, Voici le lait d'esprit et le lait de tendresse, Vois, mon âme sur toi s'inclinant plus encore, flanc, Elle forme en rêvant ton âme nébuleuse Ouvre d'abord tes yeux à mon doux crépuscule, Cours après les frelons, joue avec les abeilles Entre dans ma maison intérieure et nette Ce carré de clarté là-bas, c'est la fenêtre Sur la vitre d'azur une rose s'appuie. Entr'ouvre l'huis muet, petit mage candide. Ou bien, si tu le veux, descends par la croisée Je suis là, je souris, donne-moi ta main frêle, Écoute et souviens-toi d'avoir touché mon âme ; Ô toi que je cajole avec crainte dans l'ouate, |
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