Emma's profileComme il me plairaPhotosBlogListsMore Tools Help

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    February 27

    au loin, déjà

    Image Hosted by ImageShack.us (photo Joffrey Bouissac)

    Dans le crépuscule involuté

     de mon enfance

     recroquevillée

    je guette le reflux

     qui me ramènera

     sur le rivage

    où déjà mes lèvres

     décryptent ton absence

     dans la tiède griffure

     de tes doigts.

    De notre avenir

    les malencontreux présages

    s'immiscent

    dans les confidences du passé.

    Trois petits cailloux

     ricochent

     sur l'insondable précarité

    de notre innocence.

     L'espoir stagne

     au-dessus

     de l'étang embrasé

    qui rutile

    dans tes yeux.

    Nos sommeils agrippés

     tournoient

     dans l'inspiration

     d'un rêve

    qui déroule sur mon corps

     le ciel noir

     de ta beauté...

    une célèbre "poisson"

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    Bon anniversaire Elisabeth Taylor

    February 26

    Anniversaire

    Image Hosted by ImageShack.us Ignace, Simplet, Barnabé, le Fernand'elle, comme disait sa belle-mère évoquant l'amour que lui portait sa mère, c'est aussi le Fernand de nous. Le Schpountz, Ali Baba, François 1er, Don Camillo, le prisonnier flanqué de sa vache, ce très grand acteur a endossé les rôles les plus extravagants, sachant nous faire rire comme nous émouvoir ("Angèle", "Le retour d'Ulysse"). On lui pardonne de s'être moqué de Félicie, et autres fadaises. Qui n'a pleuré avec lui en l'entendant chanter la chanson du petit bossu? Don-Camillo-Fernand Contantin a rejoint son Jesus le 26 février 1971. Il avait 68 ans
    February 24

    entre ciel et terre (extrait)

    Et c'est

    Image Hosted by ImageShack.us Un autre épisode, une autre époque de la vie du personnage. Précision, ce roman n'est pas autobiographique;

     

    ...C'est ainsi que je résolus de mourir une fois de plus, sans heurt, sans bruit. J'allais attendre la mort, mais ne la provoquerai point.

    La forêt me reçut comme autrefois. Je m'y étais égarée au plus profond. Elle voulut bien se refermer sur moi.
    Couchée dans le trou humide que j'avais creusé de mes mains, avec douceur, attentive à ne point meurtrir cette terre compacte  qui caresserait mon repos, j'avais froid. J'avais froid, par delà la rigidité soumise de mon corps. J'avais froid, malgré les feuillages que, driade déchue, j'avais condamné à mourir avec moi. Des noirceurs béantes m'aspiraient. J'étais la plaie suintante de la terre. Elle allait me résorber. Elle allait m'annihiler. Elle se laverait ensuite de ma souillure. Les arbres seraient verts encore. La beauté l'ensemencerait de nouveau.

    Le ciel avait refusé de m'accompagner jusqu'à ma dernière demeure. Comme toujours, l'obscurité m'assistait. Je n'avais point dit adieu à la vie. Nous ne nous étions jamais connues. Pour l'heure, j'accomplissais quelques formalités pour être en règle avec les humains. Il leur fallait des preuves concrètes de mon décès, car ils manquaient de perspicacité et s'en remettaient aux feintes du corps. Ils constateraient bientôt que le mien se liquéfiait et se  dissolvait dans la glaise, la chaleur de la terre ayant vaincu sa roideur...

    Mais tout-à-coup une fraicheur gluante vint s'acharner sur ce qui devait être mon visage. Je crus la terre peuplée d'esprits visqueux.

    -"Prince, ici!"

    Un chien sur ma tombe. Un chien qui grattait sauvagement mon cercueil de branchages. Qui donc avait semé des cailloux blancs derrière moi.

    -"Mon Dieu! Qu'est-ce-que c'est? Une petite fille? Mais que fais-tu là?"

    Je fermai les yeux. Je ne voulais pas me voir ressusciter.Une main m'empoigna et me souleva avec force. Que venait faire ce vivant dans le royaume des morts?

    -"Mon petit! Comment t'appelles-tu?"

    Je devais me rendre à l'évidence. Il me fallait simuler la vie encore.

    Je m'enfuis brusquement. Le chien se lança à ma poursuite.

    -"Où cours-tu petite? Ne te sauve pas!"

    On rappela le chien.

    Le ciel me reçut sous sa coupe, goguenard... 

    February 22

    hier, au Jardin d'Eden (suite)

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    ("souvenirs" de Lamis Sachwali)

    En accceptant de me prêter à cette sorte de messe, j'eus l'impression de commettre un sacrilège. Il m'invitait à reproduire des gestes dont le symbolisme relevait de ce monde où je n'étais guère préparée à entrer. J'aurais aimé que durent encore les signes muets qui nous rendaient l'un et l'autre plus singuliers. L'humilité de son sourire me révéla l'impatience de ce que je pris pour un désir de conformité.
    Je retirai d'une main tremblante la bague enfoncée dans une alvéole qui l'engonçait dans l'écrin, et m'apprêtai à la passer à mon doigt, lorsqu'elle m'échappa et roula dans la neige. Il se baissa aussitôt pour la ramasser, et après avoir soufflé dessus pour en chasser quelques poussières blanches, il la passa lui même à mon doigt. Pus, il me serra contre lui.. A son grand désarroi, je me mis à pleurer...
    Il me pressait de questions, désarçonné par ma tristesse. En un pareil moment, mes larmes auraient pu le froisser. Mais ses questions me semblaient tout à fait inopportunes. Il me demanda plusieurs fois ce que j'avais, et je ne pouvais que secouer négativement la tête. Il s'écarta un peu de moi, et resta là, immobile, à me regarder, honteux d'une joie qu'il n'avait su me faire partager.
    Mon amour me paraissait indigent en de tels instants où il soumettait ses rêves à l'arbitrage de la réalité

    (extrait de "Entre ciel
    et terre", roman -éditions du CCL)
    February 21

    hier, au jardin d'Eden

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    ...Les premières lueurs du jour estompaient encore certains contours et alanguissaient encore les couleurs. De la vallée montaient les bruits du fleuve invisible, et des rumeurs citadines...Le chemin que nous avions emprunté était bordé de troncs coupés et de stères. Il retourna trois bûches et me fit asseoir... Le ciel et le silence s'engouffraient dans nos vies. Il me caressait les cheveux, tandis que la douceur du jour levant nous enveloppait. Puis il me fit lever, et me prenant par la taille m'attira à lui, dans un geste lent, un peu protocolaire. De sa main libre, il fouilla dans sa poche et en sortit une petite boite sombre et dorée qu'il tint entre nous deux. Je ne songeais pas à la prendre, ou ne savais, ni n'osais. Il dut m'en donner l'ordre. Il avait un sourire espiègle. Sa voix était solennelle.
    C'était , dans un tissu de soie blanche, une bague. Un simple anneau d'or. Il me remettait ce présent avec une ferveur grandiloquente qui me troubla....

     ("Entre ciel et terre", roman  -éditions CCL)

    A suivre
    February 19

    petite pensée du soir

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    http://encrebleue.canalblog.com

    N'attends pas de l'autre ce que tu n'es pas capable de lui offrir
    Mais aussi..
    Mesure tes présents afin qu'ils ne pèsent pas trop lourd dans les mains qui les reçoivent

    renouveau

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    Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon coeur, et le souffle de toute choses chante en mes pensées comme une flûte


    Tagore


    et même si la pluie recommence à tomber...
    February 17

    promenades sur le net (suite et fin)

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    www.dreamparadox.com
    February 16

    promenades sur le net

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    Les noirs lambeaux des attentes vaines voguent sur la mer d'un irréductible espoir...
    February 15

    hu(mou)meur

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    (le monde des reptiles)

    Il n'y aurait pas de coup de feu dans la brousse, s'il n'y habitait que l'escargot et la tortue..
    .
    (proverbe)
    February 14

    tendresse

    Très beau cadeau de ma fille
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    February 13

    A Cat

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    Pour toi, ces fleurs écloses dans le champ de beauté que tu cultives en ton coeur

    jours sans ferveur

    Ton amour propitiatoire
    a déserté ces jours
    le dolent autel
    où s'improvisaient jadis
    tant de prières extasiées
    Ton indifférence impie
    a livré peu à peu
    notre vaillant sanctuaire
    à d'épais maléfices...
    Je t'aurai trop adoré
    Mes rêves ne sont plus
    que mornes vélléités
    et dans mes yeux ô cher
    l'automne a vieilli...

    http://www.bancspublics.net
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    February 12

    passage secret

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    Ma maison n'est pas virtuelle
    mais on ne peut y pénétrer
    que si l'on connaît
    le chemin de l'amitié

    February 11

    l'espace d'un matin

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    Qui néglige les marques de l'amitié finit par en perdre le sentiment

    Shakespeare
    February 09

    extase

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    Nous refaisions toujours le même chemin
    Confondus dans le lointain
    Nos regards peuplaient l'azur
    de profondeurs magiques
    Nous parlions peu...
    Notre amour avait doté le silence.
    Tu me prenais pas la main
    Et mon coeur avec fierté
    acclamait dans l'espace
    le rayonnement glorieux
    de ton si beau visage.
    Nous avancions, sourires offerts
    Désormais le ciel et la terre
    communiaient au même autel
    Et ton nom devenait pour tous
    symbole d'adoration.
    Je m'appuyais sur ton bras
    Le temps s'éployait alors
    à travers la lumière.
    Ceci est ton ouvrage
    te répétais-je émerveillée
    en te montrant à nos pieds
    un éblouissement de clartés.

    February 08

    prière du vagabond

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    http://www.melodiedelamer.com

    Quand la lassitude de la route est sur moi, et la soif du jour aride; quand les heures spectrales du crépuscule étendent leurs ombres sur ma vie, alors, ce n'est pas seulement vers ta voix que je crie, ô mon ami, mais vers une pression de ta main.

    Rabindranath Tagore
    February 07

    Pour Monique

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    "Le Printemps" (détail) de Botticelli

    Il est un petit jardin
    où les coquelicots
    grandissent
    non loin des rosiers..
    Où le chat de gouttière
    règne en aristocrate
    et où l'esprit
    se rit de l'éloquence..
    Un jardin
    dont le portail entr'ouvert
    invite chaque jour
    le bonheur
    à s'abreuver
    aux sources
    de la générosité.
    Une tortue
    s'y étant aventurée
    à petits pas timides
    en quête
    d'un reposoir
    où abriter son attente,
    découvrit que chez Monique
    c'était déjà
    c'était toujours
    le printemps...

    February 06

    gardiens du blog

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    Attention! Ils ne dorment que d'un oeil...