Emma's profileComme il me plairaPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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February 27 au loin, déjàDans le crépuscule involuté de mon enfance recroquevillée je guette le reflux qui me ramènera sur le rivage où déjà mes lèvres décryptent ton absence dans la tiède griffure de tes doigts. De notre avenir les malencontreux présages s'immiscent dans les confidences du passé. Trois petits cailloux ricochent sur l'insondable précarité de notre innocence. L'espoir stagne au-dessus de l'étang embrasé qui rutile dans tes yeux. Nos sommeils agrippés tournoient dans l'inspiration d'un rêve qui déroule sur mon corps le ciel noir de ta beauté... February 26 Anniversaire Ignace, Simplet, Barnabé, le Fernand'elle, comme disait sa belle-mère évoquant l'amour que lui portait sa mère, c'est aussi le Fernand de nous. Le Schpountz, Ali Baba, François 1er, Don Camillo, le prisonnier flanqué de sa vache, ce très grand acteur a endossé les rôles les plus extravagants, sachant nous faire rire comme nous émouvoir ("Angèle", "Le retour d'Ulysse"). On lui pardonne de s'être moqué de Félicie, et autres fadaises. Qui n'a pleuré avec lui en l'entendant chanter la chanson du petit bossu? Don-Camillo-Fernand Contantin a rejoint son Jesus le 26 février 1971. Il avait 68 ansFebruary 24 entre ciel et terre (extrait)Et c'est
...C'est ainsi que je résolus de mourir une fois de plus, sans heurt, sans bruit. J'allais attendre la mort, mais ne la provoquerai point. La forêt me reçut comme autrefois. Je m'y étais égarée au plus profond. Elle voulut bien se refermer sur moi. Le ciel avait refusé de m'accompagner jusqu'à ma dernière demeure. Comme toujours, l'obscurité m'assistait. Je n'avais point dit adieu à la vie. Nous ne nous étions jamais connues. Pour l'heure, j'accomplissais quelques formalités pour être en règle avec les humains. Il leur fallait des preuves concrètes de mon décès, car ils manquaient de perspicacité et s'en remettaient aux feintes du corps. Ils constateraient bientôt que le mien se liquéfiait et se dissolvait dans la glaise, la chaleur de la terre ayant vaincu sa roideur... Mais tout-à-coup une fraicheur gluante vint s'acharner sur ce qui devait être mon visage. Je crus la terre peuplée d'esprits visqueux. -"Prince, ici!" Un chien sur ma tombe. Un chien qui grattait sauvagement mon cercueil de branchages. Qui donc avait semé des cailloux blancs derrière moi. -"Mon Dieu! Qu'est-ce-que c'est? Une petite fille? Mais que fais-tu là?" Je fermai les yeux. Je ne voulais pas me voir ressusciter.Une main m'empoigna et me souleva avec force. Que venait faire ce vivant dans le royaume des morts? -"Mon petit! Comment t'appelles-tu?" Je devais me rendre à l'évidence. Il me fallait simuler la vie encore. Je m'enfuis brusquement. Le chien se lança à ma poursuite. -"Où cours-tu petite? Ne te sauve pas!" On rappela le chien. Le ciel me reçut sous sa coupe, goguenard... February 22 hier, au Jardin d'Eden (suite)![]() ("souvenirs" de Lamis Sachwali) En accceptant de me prêter à cette sorte de messe, j'eus l'impression de commettre un sacrilège. Il m'invitait à reproduire des gestes dont le symbolisme relevait de ce monde où je n'étais guère préparée à entrer. J'aurais aimé que durent encore les signes muets qui nous rendaient l'un et l'autre plus singuliers. L'humilité de son sourire me révéla l'impatience de ce que je pris pour un désir de conformité. Je retirai d'une main tremblante la bague enfoncée dans une alvéole qui l'engonçait dans l'écrin, et m'apprêtai à la passer à mon doigt, lorsqu'elle m'échappa et roula dans la neige. Il se baissa aussitôt pour la ramasser, et après avoir soufflé dessus pour en chasser quelques poussières blanches, il la passa lui même à mon doigt. Pus, il me serra contre lui.. A son grand désarroi, je me mis à pleurer... Il me pressait de questions, désarçonné par ma tristesse. En un pareil moment, mes larmes auraient pu le froisser. Mais ses questions me semblaient tout à fait inopportunes. Il me demanda plusieurs fois ce que j'avais, et je ne pouvais que secouer négativement la tête. Il s'écarta un peu de moi, et resta là, immobile, à me regarder, honteux d'une joie qu'il n'avait su me faire partager. Mon amour me paraissait indigent en de tels instants où il soumettait ses rêves à l'arbitrage de la réalité (extrait de "Entre ciel et terre", roman -éditions du CCL) February 21 hier, au jardin d'Eden![]() ...Les premières lueurs du jour estompaient encore certains contours et alanguissaient encore les couleurs. De la vallée montaient les bruits du fleuve invisible, et des rumeurs citadines...Le chemin que nous avions emprunté était bordé de troncs coupés et de stères. Il retourna trois bûches et me fit asseoir... Le ciel et le silence s'engouffraient dans nos vies. Il me caressait les cheveux, tandis que la douceur du jour levant nous enveloppait. Puis il me fit lever, et me prenant par la taille m'attira à lui, dans un geste lent, un peu protocolaire. De sa main libre, il fouilla dans sa poche et en sortit une petite boite sombre et dorée qu'il tint entre nous deux. Je ne songeais pas à la prendre, ou ne savais, ni n'osais. Il dut m'en donner l'ordre. Il avait un sourire espiègle. Sa voix était solennelle. C'était , dans un tissu de soie blanche, une bague. Un simple anneau d'or. Il me remettait ce présent avec une ferveur grandiloquente qui me troubla.... ("Entre ciel et terre", roman -éditions CCL) A suivre February 19 petite pensée du soirFebruary 16 promenades sur le netFebruary 15 hu(mou)meurjours sans ferveurTon amour propitiatoire a déserté ces jours le dolent autel où s'improvisaient jadis tant de prières extasiées Ton indifférence impie a livré peu à peu notre vaillant sanctuaire à d'épais maléfices... Je t'aurai trop adoré Mes rêves ne sont plus que mornes vélléités et dans mes yeux ô cher l'automne a vieilli... http://www.bancspublics.net ![]() February 12 passage secretFebruary 11 l'espace d'un matinFebruary 09 extase![]() Nous refaisions toujours le même chemin Confondus dans le lointain Nos regards peuplaient l'azur de profondeurs magiques Nous parlions peu... Notre amour avait doté le silence. Tu me prenais pas la main Et mon coeur avec fierté acclamait dans l'espace le rayonnement glorieux de ton si beau visage. Nous avancions, sourires offerts Désormais le ciel et la terre communiaient au même autel Et ton nom devenait pour tous symbole d'adoration. Je m'appuyais sur ton bras Le temps s'éployait alors à travers la lumière. Ceci est ton ouvrage te répétais-je émerveillée en te montrant à nos pieds un éblouissement de clartés. February 08 prière du vagabondFebruary 07 Pour Monique![]() "Le Printemps" (détail) de Botticelli Il est un petit jardin où les coquelicots grandissent non loin des rosiers.. Où le chat de gouttière règne en aristocrate et où l'esprit se rit de l'éloquence.. Un jardin dont le portail entr'ouvert invite chaque jour le bonheur à s'abreuver aux sources de la générosité. Une tortue s'y étant aventurée à petits pas timides en quête d'un reposoir où abriter son attente, découvrit que chez Monique c'était déjà c'était toujours le printemps... |
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